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Biketrip en Ecosse

Publié le 04/10/2017 // par Pierre

Après vous avoir présenté ma monture pour cette saison, voici une seconde passion que je vais essayer de vous conter : les voyages sur cette monture ! Première escale 2017, l’Ecosse : jolie partie supérieure de l’Ile principale du Royaume-Uni dont elle fait partie avec l’Angleterre, le Pays de Galles et l’Irlande. 5.3 millions d’habitants pour presque autant de moutons. Point culminant, le Ben Nevis et ses 1345m d’altitude. Voilà pour le décor de ces 10 jours.

Lorsqu’on vend l’Ecosse, difficile de passer sous silence les mots pluie, vent ou thé. Malgré tout ça, en bon consommateur de café, fan de soleil et de grosses sorties en montagne, je prends le risque d’aller y traîner mes crampons accompagné de ma chère et tendre qui, comme à son habitude, jouera son rôle de photographe et d’ambassadrice de la mode à la française avec la collection printemps-été Quechua sur les sentiers du coin.

Biketrip en Ecosse

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Nous voilà donc partis avec 2 billets d’avion, 1 voiture de loc, 1 appareil photo et un vélo à l’assaut des sentiers écossais. Pas fans de la préparation à outrance, on s’est laissé guider par les bons tuyaux saisis à droite, à gauche et notre intuition. J’aime les sentiers escarpés, techniques et engagés. C’est ce que je recherche à travers les sorties en voyage comme à la maison. Cela comporte évidemment du portage et très souvent, les piétons sont plus rapides que moi à la descente mais ça n’est pour moi pas l’important. On va voir si j’arrive à trouver de quoi me satisfaire sur cette île.

Première intuition, direction le Loch Lomond

Après l’atterrissage de la veille à Glasgow, cap sur le Loch Lomond et son sommet bien veillant, le Ben Lomond (oui, tous les sommets s’appellent Ben ici !). L’itinéraire est simple. 1000m de dénivelé sec sans plat ni mise en bouche. Ça roule, ça porte.

En 2h nous sommes en haut où un vent absolument ahurissant nous accompagne. Ça bascule de l’autre côté avec un début très copieux. C’est très engagé et le vent n’arrange rien. Essayez un nose turn avec un ventilo de 3500 W devant la roue arrière et vous aurez l’idée de ce que ça peut donner. Il faut être attentif et précautionneux mais quel pied !

Ça engage très fort pour cette première sortie. Un concentré de tout ce que j’aime sur le vélo : du trialisant, des marches, des épingles, du rapide et tout ça dans un paysage de folie. Je prends les photos pour témoin. Le Four est dans son élément. 1ère sortie en montagne pour moi à son guidon et je suis bluffé par l’efficacité en montée trialisante. Le vélo ne s’assoit pas et pousse pour aider à passer les marches. En descente, sa rigidité est toujours exemplaire. Les appuis sont très francs et les noses sont déclenchés avec précision. Par contre, à certains moments, je me dis qu’il vaut mieux que tout se passe bien car j’ai l’impression de n’avoir aucune marge et que l’OTB n’est pas loin dans les marches quand ça penche vraiment fort. L’adrénaline à forte dose donne de la confiance et permet de passer relativement bien avec un malin plaisir, tout ça dans un paysage superbe.

Deuxième étape de ce trip : 2 jours à Fort William

Difficile pour un vttiste de passer en Ecosse sans poser ses crampons sur ce spot mythique. Direction donc le Nevis Cycle center. Le bike park n’ouvre que la semaine prochaine. Du coup, il y a peu de monde. Ça tourne surtout sur les boucles trails du coin et personne sur les DH. Un bike park pour moi tout seul, je ne me fais pas prier.

Le premier jour sur place, on ride en duo avec une location d’un SR 29 pouces pour Madame. Le shop sur le spot est bien achalandé, le tenancier très sympa, c’est toujours bon à prendre.

On roule tranquilou tout l’après-midi sur les boucles bleues et rouges en en profitant pour faire quelques photos. N’ayant jamais posé mon séant sur un 29, je découvre, à travers les performances d’Emilie que tout ça ne semble pas être du flan car elle roule comme jamais, se sent en confiance et passe à peu près tout. C’est bon à savoir. Pour faire mordre un débutant dans le VTT, le faire rouler sur un 29 !! ça semble faciliter le franchissement, garder plus d’inertie…En gros tous les arguments du 29 sont bien vérifiés. A part ça, il y a du bon et du moins bon sur ces boucles avec quelques descentes sur de la piste et de la montée sur du single (la vague impression que c’est parfois tracé à l’envers). Par contre, beaucoup de traces de sangliers ouvertes par les locaux à droite à gauche dont certaines particulièrement goûtues. Je vous conseille vivement de fouiner de partout et vous trouverez ces joyeusetés.

D’ailleurs, en parlant de sangliers, j’ai eu le plaisir de croiser l’un des rois du coupé-décalé à l’anglaise, j’ai nommé Joe Barnes et sa moustache sur son Canyon Strive. Il sortait juste le vélo du camtar, je n’ai donc pas eu le plaisir de le voir rouler ou mieux encore de rouler avec lui mais je comprends mieux le style de certains singles sauvages si des animaux de ce genre traînent dans ce coin.

J’ai ensuite pu me frotter un peu à la piste de WC en remontant par les pistes de la station. C’est la 5e piste de WC que j’ai le plaisir de rouler après Mt St Anne, Val d’Isère, Bromont et Rotorua. Je ne sais pas si avec les années je m’améliore mais c’est celle qui m’a le moins impressionné. Les sauts sont stratosphériques et avec un 120, je ne roulais clairement pas pour faire péter un chrono mais tout est passable sans se faire de frayeur. C’est assez plaisant hormis le côté ultra défoncé de la piste. Le bike park a déjà ouvert 2-3 week end cette saison et les brake bumps sont déjà bien présents. Ils étaient en train de bosser sur le haut de la piste en vue de l’étape britannique qui se déroulera d’ici 2 semaines.

Biketrip en EcosseBiketrip en Ecosse

Biketrip en EcosseBiketrip en Ecosse

Etant à Fort Williams, nous avons également tenté l’ascension du Ben Nevis, le sommet du pays. Partis motivés de bon matin, nous avons vite déchanté. Au bout d’une heure de montée avec le vélo sur le dos, je ressens la désagréable sensation d’être une chenille processionnaire. Il y a du monde, beaucoup de monde. Le sentier n’a rien de naturel. Il s’agit d’un amas de cailloux encaissés les uns dans les autres avec plus ou moins de pente. Le plaisir à la descente ne semble pas gagné, d’autant plus avec les piétons omniprésents. On bâche et on fait demi tour après 400m de D+. J’attaque la descente, en filant. Seul moyen de se faire plaisir, aller vite. Ça permet de moins subir les marches et comme ça, ça dure moins longtemps. C’est assez technique sans être extrême. Au final, je me fais brasser mais trouve ça beaucoup plus sympa que ce que je craignais à la montée. Les piétons sont aussi surpris que les randonneurs français quand ils me croisent sur les sentiers mais tout se passe cordialement.

Ça ne fait jamais plaisir de prendre un but dans une rando mais parfois, c’est mieux que de s’entêter à poursuivre et se retrouver dans une galère sans nom. Faire cette descente après 1300m de portage avec encore plus de monde sur la trace aurait peut être été beaucoup moins agréable. Et puis finalement, ça m’a permis d’aller passer un peu plus de temps que prévu sur les traces du bike park.

Désormais, le voyage se poursuit sur l’Ile de Skye

Après 3h de route depuis Fort William, route dont le paysage est absolument exceptionnel et dont la seule qui puisse tenir la comparaison à mes yeux est celle entre Queenstown et Wanaka en NZ, nous voilà à Harlosh, charmante bourgade de moins de 30 âmes pour passer les 2 prochains jours.

Pour le premier jour dans ce coin reculé de l’Ile, on tente du local. Depuis notre arrivée, 2 collines jumelles nous toisent, les Mac Leod Tables de leur petit nom. Ça en jette ! Cette rando apparaît sur quelques guides et on trouve une trace le net. Cela nous convainc de la tenter.

On nous avait prévenu qu’en Ecosse, il fallait parfois se construire le sentier. Cette sortie en est la parfaite illustration. On passe près de 5h à essayer de se frayer un chemin à travers la lande en évitant les marécages. En effet, malgré le soleil omniprésent depuis notre arrivée, la réputation humide de l’Ecosse se rappelle à nous à travers de grandes zones boueuses où l’on peut facilement s’enfoncer. Le sommet est roulable mais pas inoubliable. Par contre, quelle vue !! Absolument superbe. Nous pouvons admirer les Hébrides extérieures sous un soleil magnifique et un ciel dégagé.

A la redescente, c’est le même topo. Navigation à vue à travers la lande. Quelques spots pour faire des photos et nous voilà en bas. Il est largement temps de manger. Nous nous trouvons alors un spot à Idrigill Point, la plage du coin pour pique-niquer. Pendant ce temps, des enfants se baignent. Nous ne nous y risquerons pas. De retour dans notre B&B, nous sommes bien fourbus après cette journée à crapahuter dans un terrain instable et pas très propice à la marche. Comme vous l’aurez compris, le vélo était de trop aujourd’hui. Ça arrive parfois. Notre intuition ne peut pas toujours être au top…

Biketrip en EcosseBiketrip en Ecosse

Biketrip en Ecosse

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Après la rando dont nous étions les seuls à penser que ça en était une la veille, nous partons ce jour vers des terrains plus fréquentés. Le Quiraing et The Old Man of Storr. Nous débutons par le Quiraing. Je sors le vélo sans grande conviction pensant que ça ne serait pas forcément génial et surtout bondé. Au final, si sur le premier kilomètre nous sommes en effet loin d’être seuls, la suite est beaucoup plus déserte. Nous sommes même que tous les 2 au sommet. La plupart des gens ne marchent que sur la première partie du sentier et se contentent de ça. Cette première partie est excellente à rouler et la suite également ! La majeure partie se fait sur le vélo, ça porte très peu et c’est tant mieux. La vue est à couper le souffle. Etant sujet au vertige, j’augmente la cadence sur la partie la plus proche des falaises sur le sommet pour ne pas y passer trop de temps. Vient le moment de la descente ! Et quelle descente ! Absolument dément. Très peu de piétons, du roulant qui permet de prendre pas mal de vitesse sur le haut. On arrive ensuite sur un sentier en balcon. Il y a de l’herbe partout mais vu la pente à gauche, il vaut mieux ne pas oublier de lever la pédale intérieure sur le dévers car une chute doit piquer. C’est joueur, ça régale ! La fin est plus droit dans la pente. Il faut engager. Il y a des marches…mais étant entouré d’herbe, chose que l’on a très peu chez nous, cela fait beaucoup moins peur que lorsque l’on est entouré de cailloux. Nous voilà déjà en bas pour cette première boucle de la journée.

Direction Storr pour monter voir ce vieil homme

The Old Man of Storr est un piton rocheux assez incroyable au niveau de sa forme. Là encore, je sors le vélo sans grande conviction. Les 100 premiers mètres de dénivelé me laissent penser que j’ai raison. Une espèce de pistasse bien proprette et très raide se présente à nous. Pas très engageant sachant que l’on doit redescendre par là. Je poursuis quand même avec le biclou. Les rampes de la montée sont vraiment à un pourcentage très important et le revêtement glisse un peu. Il faut s’employer. L’avantage c’est que ça fait reculer pas mal de monde. Du coup, lorsque l’on arrive au single que l’on fait en aller-retour, on est beaucoup moins embêté par la population.

A partir de là commence un portage de 350m de dénivelé environ. En montant, on admire la géologie mais commence à se dessiner également un large sourire sur mon visage. Le single est plus que prometteur. 350m de déniv’, c’est court mais largement suffisant pour avoir un terrain très varié qui alterne entre grosses marches rocheuses avec une pente importante et un single beaucoup plus joueur sur le haut. J’ai oublié de le mentionner jusqu’ici mais comme au Quiraing, la vue est magistrale. Les photos sont là pour en témoigner.

Arrivé en haut, genouillères et c’est parti pour cette descente qui est aussi goûtue qu’elle l’avait laissé présager à la montée. La partie la plus haute est rapide. La partie basse, assez trialisante, aura ma préférence. Une belle réussite que ces 2 topos qui bien que touristiques permettent du très bon vélo de montagne.

Après cette journée bien remplie, on rejoint notre 2e B’n’B sur l’Ile du côté de Broadford, dans le sud de l’Ile à une distance raisonnable du massif des Cuillings. Pour notre première sortie dans ces Cuillings, départ de Sligachan. C’est une bourgade constituée…d’un hôtel et d’un camping uniquement. Par contre, c’est le départ d’un nombre impressionnant de randos. On part pour une bambée à travers 2 vallées. On remonte dans un premier temps le long d’une rivière par un sentier assez chaotique. Nous redescendrons également par là. La montée se fait à 95% sur le vélo au prix de quelques efforts et d’un peu de finesse dans les parties trialisantes. Il n’y a pas trop de monde et je trouve ça assez ludique à la montée. On reparlera de la descente plus tard.

Arrivés au col, voici un joli morceau de ce voyage avec une belle descente, joueuse, rapide, qui permet quelques choix de ligne. Un vrai plaisir. Moins plaisant, nous arrivons au parking d’un coin touristique, les Fairy Pools. Il s’agit de baignoires naturelles qui se forment dans le lit de la rivière qui descend des sommets. C’est très chouette mais ça draine du monde. Le début de la remontée se fait donc en pédalant au milieu des piétons mais très rapidement, nous sommes à nouveau seuls dans la montée. On trouve un spot pour manger au bord de la rivière, entourés des sommets alentours. On se dit que ces vacances sous le soleil vont faire une entrée fracassante dans notre classement.

On reprend l’ascension jusqu’à revenir au col du matin. C’est reparti pour un bon moment de plaisir. Là encore, une descente assez variée avec des parties rapides où la largeur de la trace permet quelques choix de lignes et d’autres parties plus trialisantes sur le haut qui permettent de prendre pas mal de plaisir. De retour à Sligachan, le vélo est rangé dans la voiture et c’est l’heure du goûter. Après avoir repris quelques forces, je repars du B&B en vélo pour inspecter les alentours. La carte laisse penser qu’il pourrait y avoir quelques sentiers sympas aux alentours. Finalement, pas grand chose à se mettre sous la dent. Surtout du sentier large ou du chemin de tracteur. Dommage. Ça aura au moins permis d’en prendre plein les yeux niveau paysage.

Biketrip en EcosseBiketrip en Ecosse

Le lendemain, nous repartons de Sligachan

Au programme, une petite sortie car nous avons un peu de route par la suite. On vise 2 aller-retour d’environ 400m de déniv chacun. Le premier s’avère très chouette au niveau paysage et ambiance. Par contre, je sens que j’ai forcé la veille pour faire un maximum de la montée sur le vélo et j’ai les cuisses raides. Je suis un peu dans le dur et fais près 50% de la montée en portage. Il est possible de faire mieux je pense. Le ciel est nuageux aujourd’hui et ça donne un joli contraste avec les rochers foncés du coin. Sur le haut, je trouve des slick-rocks très chouettes et bien agréables à rouler. Il s’agit de ne pas s’en coller une car le côté râpe à fromage de ces dalles me laisserait un joli souvenir. Pour le reste de la descente, les marches sont toujours engagées, la pente n’est ni trop prononcée ni trop faible, c’est un plaisir à rouler. Il y a moyen de lâcher les freins. Les rencontres avec les écossais sont toujours cordiales et permettent de souffler un peu.

Arrivés en bas, on part pour le second aller-retour. La montée permet à nouveau de repérer la descente qui viendra. Arrivé en haut, on est dans les nuages. La descente ressemble un peu la précédente avec moins de marches. C’est toujours très plaisant. Le danger principal est constitué par les rigoles aménagées pour laisser passer l’eau. Ça permet de travailler le bunny mais mieux vaut ne pas se mettre court au risque d’entendre des bruits pas très catholiques au niveau de la roue arrière à la réception. Voilà encore un single bien plaisant.

Il est l’heure de quitter Sligachan et l’Ile de Skye. Ce morceau de terre restera comme un grand souvenir de ce voyage. Les gens sont d’une gentillesse incroyable, les paysages sont époustouflants et les singles mériteraient d’être plus connus. Nous avons tout fait au feeling en topotant avec les cartes IGN du coin qui sont aussi détaillées que les nôtres (échelle 1 :25 000). Au final, une seule journée aurait pu être meilleure. Pour le reste, un gros kiff sur le vélo.

Avant de partir, pit-stop dans un snack de Broadford. Il y a de la route donc il faut recharger les batteries : soupe, œufs brouillés, expresso, le Deli Gasta est une adresse qui nous aura, à l’image de notre séjour sur l’Ile, laissé un très bon souvenir.

Direction le parc national des Cairngorns, Newtonmore

On voulait absolument passer dans ce coin avant de filer. Le paysage est très différent de tout ce que l’on a pu voir jusqu’à maintenant. C’est très varié sur la route. On se retrouve dans le B&B du jour et nous débutons le topotage pour le lendemain où nous devons faire la route pour relier Edimbourg.

Après avoir checké la carte, on jette notre dévolu sur la jolie ville de Killicrankie qui semble bénéficier d’une bonne position pour nous offrir le compromis souhaité : détour minimal pour une rando d’une grosse demi journée. Et puis il faut bien avouer qu’une ville avec un nom sonnant comme un Teletubbies, ça ne se rate pas !

Départ de bonne heure, nous voilà garés dans ce bourg. On débute la montée par une piste au milieu des pâturages. C’est bucolique, ça dure 300m de déniv mais ça ne sent pas très bon pour le VTT tout ça…On tourne autour d’un petit sommet et on bascule de l’autre côté. L’idée est de rejoindre ensuite un lac pour faire une pause. Pour le rejoindre, la descente est un peu plus intéressante que ne le laissait présager la montée sans être exceptionnelle. Nous arrivons au lac après une petite reprise d’altitude (manière élégante d’appeler une montée). Durant la pause, je jette un œil à la carte et c’est bien ce qu’il me semblait, le sommet au-dessus de nous est parcouru par un sentier que je me verrai très bien cocher en aller-retour. Il y a 300 de D+ en portage, le sentier semble assez raide avec de bonnes marches régulières sur le bas. Ça me botte, je file là haut !

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Un peu comme pour le Ben Nevis, il y a des marches plus ou moins aménagées mais cela semble plus naturel et surtout, il n’y a personne ! Je croise juste un trailer dans la montée qui lui redescend. On taille le bout de gras. Toujours aussi agréable de discuter avec les gens que l’on croise ici. Il me parle à son tour, comme tous les autres presque, de Danny Mac Askill. Ce rouquin semble être l’une des icônes du pays. Nombreux sont ceux qui m’ont demandé si je ne regardais pas un peu trop ses vidéos…En tout cas, j’ai le droit aux encouragements et les écossais semblent apprécier le fait que l’on puisse profiter de la montagne sur un 2 roues !

J’arrive en haut où le vent est très fort. La vue est très chouette, je peux profiter d’un panorama sur les Cairngorns intérieurs. J’avais l’impression depuis le départ d’être sur une rando en campagne, je découvre ici que je suis bien en terrain montagnard. La descente est tout à fait dans le ton que j’aime : engagée, trialisante, avec des marches, des épingles. Je m’amuse. Je croise quelques personnes dans la descente et arrive au lac où je poursuis la descente jusqu’au point où l’on rejoint la piste montée un peu plus tôt. Là, il reste 300 de D- qui n’ont rien de rigolo. Je laisse le vélo à ma moitié et préfère l’option course à pied. Je ne veux pas que ma dernière descente du voyage ressemble à ça.

Nous voilà à la voiture. On vient de boucler officiellement la dernière sortie écossaise de ce voyage. Je profite de la tranquillité du coin pour démonter le vélo et le remettre dans la valise. Petit pincement au cœur, j’aurais bien continué sur ce rythme encore un moment ! Quel plaisir que ce trip mais il faut malheureusement revenir en ville. Nous visitons Edimbourg le dernier jour, jolie ville mais le plaisir n’est, pour moi, pas le même que d’être en montagne. On commence petit à petit à raccrocher le train-train qui nous attend au retour en France, on recommence à parler boulot, on est un peu nostalgique…Ce ne sont pas les meilleurs moments du voyage.

Pour se donner un peu de baume au cœur, essayons de faire le bilan de ces 10 jours. Nous avons pu découvrir un pays incroyable de diversité dans ses paysages. Nous avons pu randonner dans 3 parcs nationaux, sur l’Ile de Skye et sur le bike park de Fort William. Les rencontres avec les écossais ont été un plaisir. De ce que nous avons pu en voir, les écossais semblent être positifs, ont le sourire facile et il faut bien avouer qu’échanger avec eux a, à chaque fois, été un bon moment. Nous avons vraiment adoré notre voyage ici. Ceci est peut être amplifié par un phénomène qui n’avait pas été vu depuis bien longtemps ici, 10 jours d’affilée de beau temps ! Nous avions peur de la pluie et nous n’avons finalement quasiment pas vu un seul nuage ! Incroyable mais cela a aussi fait le sel de ce voyage. Pas sûr que nous aurions pu parcourir autant de sentiers dans la brume ou sous la pluie.

Nous repartons avec une grande envie de revenir. Nous avons fait l’impasse sur beaucoup de zones qui nous faisaient envie : Torridon, l’extrême nord, les Hébrides extérieures, les Cairngorns qui semblent avoir un potentiel énorme mais que nous avons à peine approché…Bref, we’ll be back !

Concernant le vélo, le Four a été remarquable. Hormis un peu d’huile sur la chaîne, rien à déclarer durant ces 10 jours où il n’a pas été ménagé. C’était le premier vrai test sur terrain montagneux, trialisant et engagé tel que je le conçois. Son comportement m’a conquis. Un vrai petit chamois. En montée trialisante, sa motricité et son dynamisme sont excellents. De plus, sa rigidité permet de positionner le vélo où l’on veut et ainsi de choisir une trace et de s’y tenir. En descente, c’est le même topo. Un vélo très plaisant. Il faut être franc sur les appuis pour ne pas se faire brasser mais ça se place au millimètre et je n’ai jamais reculé devant un obstacle en me disant qu’avec un autre vélo ça aurait pu passer. Comme évoqué dans le test (voir le test du Orange Four RS), la marge est tout de même réduite avec ce vélo à petit débattement. L’OTB n’est parfois pas très loin et il faut donc que le pilote en garde un peu sous le pied pour ne pas aller tâter la poussière.

Sur ce genre de terrains en Ecosse, mais cela est valable également pour les terrains alpins ou rocheux en général, quelques accessoires me semblent indispensables. J’ai équipé le Four de protection de manivelles et d’un sabot. Autant vous dire que les 2 ont bien servi.En tout cas, après ce premier séjour en montagne, la saison 2017 est bien lancée. Une révision de la transmission est indispensable pour vérifier tous les serrages et l’alignement du dérailleur, une purge des freins et je serai prêt pour repartir sur les sentiers. Quelques sorties épicées sont prévues pour cette année, j’essaierai de vous faire partager tout ça.

 

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